Sur les chemins de l’Avent

Publié le par Danièle Valès

Ce premier dimanche de l’Avent arrive comme une invisible porte que nous franchissons chaque année, braquant soudain nos yeux sur le Noël qui vient, avec une vague conscience que c’est la nouvelle année liturgique qui commence. Alors je m’interroge : sommes-nous comme ces pilotes de courses automobiles qui repèrent, en passant devant les stands, qu’ils viennent de boucler un tour de piste ? Peut-être sommes-nous des pratiquants d’une religion aux cycles immuables qui recommencent à l’infini : Avent, Noël, Carême, Pâques, Pentecôte et la Toussaint qui annonce la fin du temps dit ordinaire ? Avec quel regard, quel élan, quelle attente franchissons-nous le seuil de ce dimanche 
 

Qu’est-ce que l’Avent ? L’Avent c’est le temps ultime d’une femme enceinte qui sait qu’elle n’en a plus que pour quinze jours ou trois semaines avant de mettre au monde son enfant. Voilà exactement ce qu’était la situation de Marie avant Noël.

C’est par ces lignes que s’ouvre le magnifique texte de Florin que nous avons la joie de vous partager aujourd’hui.

Avec lui, nous rencontrons Marie enceinte faisant, avec Joseph, route vers Bethléem. Marie à l’écoute de Celui qu’elle porte au creux de ses entrailles.



Puissent ces lignes être pour chacun un profond réconfort. « Courage, la Victoire est certaine ! » Ce sont avec ces mots qu’Olivier a lancé mardi la retraite sur l’Apocalypse qu’il prêche cette semaine. Il prend courageusement le relais d’une prédication qui n’a pas été donnée depuis février 2018, puisque seuls Florin et Roger se sont avancés dans ces pages de poétique consolation sous un style dont s’est largement inspiré l’auteur du « Seigneur des Anneaux ». Pourtant combien sont actuelles ces pages, non pas dans leur fantasmagorie, mais dans la force brûlante d’encouragement qu’elle nous adresse.

Quand nous regardons avec angoisse les arbres toujours verts mi-novembre, nous apprenons une autre angoisse pour demain, celle des terres submergées et celle des déserts qui avancent. Quand le droit de vivre et le droit de mourir s’invitent dans des débats publics, un vertigineux besoin surgit : la quête d’un « Je viens d’où ? Pour aller où ? », besoin laissé souvent sans réponse… Quand chacun se demande si nous aurons de l’électricité et du chauffage cet hiver et que nous remplissons de bougies les convois humanitaires pour l’Ukraine. Alors oui, si je refuse de m’envelopper d’insensibilité, demain me fait vraiment peur.

Ce temps de l'Avent vient nous rappeler qu’entre l’indifférence et la peur passe le fin sentier de l’Espérance. Si cet Avent, ce Noël qui est déjà à l’horizon et tout ce qui va venir de Carême à Pâques, de Pentecôte à Toussaint, nous offrait un chemin pour creuser loin l’empreinte de l’Évangile dans la terre de notre monde, dessiner un peu plus le visage de l’Emmanuel, Celui dont le nom dit : « Dieu avec nous ». Florin nous le redit : Ecoutez, dit Dieu qui est enceint au fond de nous, faites-moi confiance pour l’avenir. Mon nom c’est "Demain". C’est Moi Demain. Comme c’est Moi Aujourd’hui. Comme c’était Moi Hier."

Rendez-vous à Bethléem, la Mère et l’Enfant font route avec nous.

 

Danièle Valès

 

"Soyez en paix, Je suis avec vous !"

Qu’est-ce que l’Avent ? L’Avent c’est le temps ultime d’une femme enceinte qui sait qu’elle n’en a plus que pour quinze jours ou trois semaines avant de mettre au monde son enfant. Voilà exactement ce qu’était la situation de Marie avant Noël.

Que se passe-t-il dans une femme enceinte trois semaines, quinze jours avant de mettre au monde son enfant ? Il y a un dialogue entre la mère et l’enfant, et le dialogue ne date pas des dernières semaines. Il y a des échanges, il y a un partage. [Lire la suite...]